Au jardin des cyprès je filais en rêvant, suivant longtemps des yeux les flocons que le vent prenait à ma quenouille, ou bien par les allées jusqu'au bassin mourant que pleure les saulaies. Je marchais à pas lents, m'arrêtant aux jasmins, me grisant du parfuù des lys, tendant les mains vers les iris fées gardés par les grenouilles. Et pour moi, les cyprès n'étaient que des quenouilles, et mon jardin, un monde où je vivais exprès pour y filer un jour les éternels cyprès.
Guillaume Apollinaire

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